Frédéric Olivier

15 octobre 2018

Conférence de Montpellier sur le terrorisme

Récemment, j'ai été amené à suivre un colloque à Montpellier, et avec mes collègues, lors du dîner, j'ai eu l'occasion d'avoir avec eux une discussion très intéressante sur le terrorisme, et en particulier sur les dernières tentatives d'attentats qui se sont déroulées de par le monde. En discutant, je me suis surtout aperçu que mes collègues étaient très pessimistes quant aux années à venir. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne partage pas leu ravis. Au contraire, à mes yeux, le pire est déjà passé. Il n'est pas difficile de voir que les dernières attaques ont toutes un point en commun : elles brillent par leur amateurisme. Et ce détail est assez significatif du changement qui est à l'oeuvre. La menace ne provient désormais plus de groupes qualifiés, qui peuvent orchestrer des attentats comme ceux de 2015. Maintenant, ce sont seulement des personnes non entraînées, et dans l'ensemble incompétentes, qui s'emploient à perpétrer ces boucheries. Il s'agit le plus souvent d'adolescents complètement inadaptés qui veulent résoudre leurs problèmes existentiels de manière radicale. Bien entendu, c'est un grand problème, et il faut le prendre en considération. Parce qu'avec ces bleus, le nombre de terroristes est bien sûr encore plus élevé qu'auparavant. A partir du moment où il n'est plus indispensable de partir au Moyen-Orient et d'en revenir pour organiser un attentat, n'importe qui ou presque peut devenir candidat (comme un gay commettant un massacre à Orlando, par exemple). Mais force est de constater que leur manque d'expérience jouent en leur défaveur : ils font bien moins de victimes même s'ils parviennent à atteindre leur cible. Cela révèle soit dit en passant que Daesh faiblit sérieusement. En 2016, il a perdu beaucoup de territoire, d'argent et de ministres. En clair, il plie, au point de devoir compter sur des non vétérans pour soutenir sa cause. L'EI va évidemment continuer à sévir, mais je suis convaincu que le pire est désormais dans le rétroviseur. Au passage, ce colloque a été très agréable. J'en profite pour vous mettre en lien l'agence qui s'en est chargée. J'ai beaucoup apprécié sa qualité de travail. b Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site internet sur ce séminaire entreprise à Montpellier qui est très bien rédigé sur ce sujet.

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11 octobre 2018

La prise en charge de la vieillesse en Italie et au Royaume-Uni

Système de tradition beveridgienne progressivement mué par des volontés universalistes, le système vieillesse italien relève d’une affiliation professionnelle, parallèlement à un système de minima vieillesse. La gestion administrative est complexe puisqu’une gestion particulière se dégage pour les recouvrements de cotisations, le paiement des prestations. Système par répartition, il s’est progressivement orienté vers un système de capitalisation virtuelle. Acquisition des prestations soumise à un départ à l’âge légal fixé. Système obligatoire, répondant à une logique professionnelle, prééminente puisqu’il existe des mécanismes différents en fonction du secteur de l’individu. Ce qui suppose des institutions différentes en fonction de ces derniers. Les prestations sont fonction de la durée d’assurance et du montant des salaires versés, de même, il existe des systèmes de départ anticipé à la retraite. Actuellement, le régime fonctionne selon deux modalités : l’ancien système par répartition et le nouveau reposant sur le principe des comptes notionnels. ? Berceau du système beveridgien, le système anglais repose sur l’unité, l’uniformité et l’universalité. C’est l’État qui gère administrativement la sécurité sociale. Ainsi que certains systèmes complémentaires qui en revanche, eux, peuvent être gérés par des organismes indépendants. Le financement du système repose sur des cotisations obligatoires et facultatives, ainsi que sur un principe paritaire (travailleur-employeur). Le régime de retraite fonctionne essentiellement sur un régime général par répartition, accompagné d’un système de capitalisation. Il existe une pension de base à taux uniforme, ainsi qu’une pension additionnelle liée et proportionnelle aux revenus. Cette dualité s’accompagne donc d’une dualité de régime et de condition. Cependant, c’est la quantification des conditions qui changent puisque l’on retrouve les conditions relatives à l’âge légal, mais aussi à la durée de cotisation.

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23 juillet 2018

Les succès de Farnborough

L'un des événements les plus importants de l'industrie aérospatiale mondiale, le Farnborough International Airshow au Royaume-Uni, est l'endroit où les plus grands constructeurs et compagnies aériennes se réunissent pour présenter non seulement leurs produits les plus récents, mais aussi pour faire des affaires. . Maintenant que l'événement de cinq jours de Farnborough, où les géants de l'industrie ont récolté leurs milliards de transactions, a officiellement pris fin, les deux rivaux de longue date - Boeing et Airbus - ont ouvert leurs carnets de commandes pour démontrer leurs accomplissements. Alors, lequel de ces fabricants d'avions a gagné plus d'offres cette année? Pendant le salon, Boeing a obtenu pour 98,4 milliards de dollars de commandes. Le constructeur révèle dans un communiqué un total de 673 commandes et engagements pour des avions commerciaux. La majorité absolue des offres - 564 - a été faite pour les variantes 737 MAX monocouloir. Boeing répertorie également 52 ordres pour le 787, 48 pour le 777F, et cinq pour le 747-8F. Pendant ce temps, Airbus a annoncé la signature d'un total de 431 commandes d'avions monocouloirs et à fuselage large pendant le spectacle. Sur les 431 transactions, 93 sont des commandes fermes et 338 sont provisoires. En particulier, les transactions comprennent 60 commandes pour A220-300 (précédemment connu sous le nom de série C), 304 pour les avions de la famille A320, 42 pour les avions de ligne A330neo et 25 pour les A350 XWB. En outre, l'avionneur européen avait une commande de pré-spectacle pour 60 A220-300. Il y a plus d'un an, Boeing a également réussi à racheter Airbus lors d'un autre salon aéronautique européen. Lors du salon aéronautique de Paris en 2017, qui s'est déroulé en juin 2017, Airbus a remporté pour 39,7 milliards de dollars de nouvelles affaires, en signant des commandes et des engagements pour un total de 326 avions. Boeing, à son tour, a quitté le Bourget avec 571 commandes et engagements, évalués à 74,8 milliards de dollars aux prix catalogue. A lire sur le site de vol en simulateur avion de chasse.

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19 juillet 2018

Saturation et dénaturations des sites naturels exceptionnels

La croissance constante du nombre de touristes dans les sites naturels exceptionnels (sauf dans le site de Gavarnie) y a soulevé la problématique de leur surfréquentation, même si le terme n’est pas toujours évoqué et que la question n’a pas toujours été résolue. Tous les gestionnaires enquêtés sont conscients que l’ouverture aux publics et le tourisme exercent des pressions sur l’environnement naturel qu’ils peinent souvent à gérer et que ces flux ne sont pas sans conséquence sur les ressources, les structures sociales, les modèles culturels, les activités économiques voire l’utilisation des terres ou certaines pratiques des communautés locales ; ces gestionnaires constatent même parfois également une diminution de la qualité de l’offre touristique lorsque les flux sont importants. On peut avancer deux concepts, deux notions, deux mots pour caractériser les impacts dont ils témoignent : celui de saturation, qui exprime l’impossibilité pour le milieu, à un moment donné, d’accueillir des visiteurs supplémentaires ; celui de dénaturation qui recouvre les destructions des milieux, la perte au moins partielle des caractères originaux qui constituent l’attrait des sites. Pour l’instant, ces concepts n’ont pas été utilisés de manière systématique par les gestionnaires qui n’ont que rarement mis en place des systèmes de mesure ou d’observation évaluant des capacités limites chiffrées, des charges maximales, de seuils de tolérance dont pourrait se saisir le processus de planification local pour articuler à long terme les effets bénéfiques de la fréquentation avec le développement économique qu’elle est censée apporter. La fixation des capacités de charge optimales, c’est-à-dire les fréquentations que peut admettre durablement le système socio-économique et naturel sans se modifier irrémédiablement, cette délimitation entre un optimum à atteindre et un maximum à ne pas dépasser, n’est abordée qu’à tâtons, en réglant des problèmes connexes qui sont autres : sécurité des personnes et des biens, risques, possibilités d’aménagement des accès…

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11 mai 2018

Mon roadtrip en Italie

C'est étrange, comme les plus grandes certitudes peuvent parfois voler en éclats en une seconde. Comme les certitudes concernant les vacances. Trajet, lieu d'arrivée, temps sur place : c'est sur cette base que j'ai construit mes vacances pendant toute ma vie. Pour moi, des vacances se devaient d'être sédentaires. Et puis récemment, j'ai découvert que je n'aimais finalement pas tant la destination elle-même, mais la route conduisant à la destination. Et cette perception a, je dois dire, radicalement chamboulé la manière que j'avais de percevoir les vacances. Et de les organiser. Car une chose en entraînant une autre, j'en suis venu à réliser, il y a quelques semaines, un road trip en Italie. Et aujourd'hui, je ne m'imagine plus passer des vacances au même endroit comme je l'ai fait pendant tant d'années. Car comme je l'ai découvert lors de cette fabuleuse virée, un road trip est bien davantage qu'un voyage normal : c'est partir à la découverte des routes, des paysages, des pays, faire des rencontres insolites, découvrir d'autres cultures... Cela donne bien plus de souvenirs que des vacances « normales ». Bien entendu, ça nécessite de quitter son petit confort. Et c'est assez épuisant, aussi. Il est nettement plus aisé de gagner un lieu afin d'y poser ses bagages. Mais où est l'aventure là-dedans, exactement ? Nulle part. Et puis à bien y réfléchir, les ennuis semblent plutôt minimes, en fin de compte. Parce que ce qui est vraiment fascinant, avec le road trip, c'est que le monde est à vous. Vous vous arrêtez quand vous voulez, vous allez voir ce que vous voulez. Vous êtes libre comme l'air. Et ça, ça suffit à faire mon bonheur. J'ai effectué des dizaines de voyages, ces dernières années : j'ai fait pas mal de séjours sédentaires, et même des circuits de groupe. Mais tout ça, c'est fini, désormais. Depuis mon retour, je ne m'imagine plus partir autrement que de cette manière : sur la route, sans savoir à quoi m'attendre et si je vais trouver l'adresse dans laquelle je suis censé loger au soir. Si vous n'avez jamais essayé et avez un peu le sens de l'aventure, n'hésitez pas : faites-le. Vous ne le regretterez pas. Ce n'est pas certes simple de s'essayer à autre chose, mais on en revient profondément changé. Je vous mets en lien le site où j'ai déniché mon road trip en Italie. Si vous avez, comme moi, un petit aventurier qui sommeille en vous. :) Je vous laisse le lien vers le site spécialiste du roadtrip.

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25 avril 2018

Après Tolbiac

Cinq jours ont passé et, sur le parvis du site universitaire de Tolbiac, étudiants et syndicalistes ont laissé place aux camions de CRS. Vendredi 20 avril, au petit matin, les forces de l’ordre ont cueilli dans leur sommeil une cinquantaine de militants qui occupaient le campus de l’université Paris-I, pour protester, initialement, contre la sélection à l’université introduite par la loi ORE (orientation et réussite des étudiants). En quarante-cinq minutes, l’opération policière a mis fin à trois semaines de mobilisation sur ce site, devenu le lieu de vie de quelque deux cents étudiants, où se tenait chaque jour ateliers, projections, conférences et soirées, avec un public allant jusqu’à un millier de personnes. Les récits s’accordent sur un point : l’opération menée par les policiers, vers 5 heures du matin, au cœur des vacances scolaires, était de grande ampleur. La préfecture de police de Paris fait état d’environ cent cinquante hommes mobilisés. Raphaël*, étudiant de 25 ans en philosophie à Paris-I, et membre de la Commune libre de Tolbiac (nom du mouvement d’occupation étudiant sur le campus de Paris-I), évoque un « rapport de force écrasant » entre les CRS « qui remplissaient tout le hall », et la cinquantaine d’étudiants qui occupaient les lieux ce matin-là. Dès lors, les versions divergent. Dans un premier communiqué publié le vendredi matin, la préfecture fait part d’une évacuation qui s’est déroulée « dans le calme et sans incident », faisant état d’« une seule interpellation pour outrage et rébellion ». Les étudiants présents sur place dénoncent, eux, une intervention policière « violente », causant des blessés. Raphaël, absent lors de l’évacuation, mais qui recense les témoignages de ceux qui y étaient, évoque pêle-mêle « les chaises jetées par terre », « les jets de gaz lacrymogènes en pleine tête », « les coups de matraque » ou encore « les jeunes traînés sur le sol », « alors que nous étions dans une démarche pacifique sans être armés ».

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12 mars 2018

Quand tu peux profiter d'un hôtel 5 étoiles

Eh bien, les voyages continuent à monter et il n'y a pratiquement aucun moyen de les éviter. Quand nous voyageons, nous devons prendre soin de certaines choses. Des billets d'avion, de nos vêtements, de l'emballage jusqu'au bon hôtel, tout semble important. Cependant, nous sommes tous conscients du fait que certaines choses auront toujours plus d'importance que les autres et, par conséquent, il est essentiel que nous accordions plus d'attention à ces choses qu'aux autres. Une des choses qui a probablement le plus d'importance parmi toutes les choses mentionnées est la réservation du bon hôtel. Nous avons toujours du mal à chaque fois que nous devons voyager et réserver un hôtel pour notre séjour. Nous recherchons des hôtels qui nous procurent le confort que nous recherchons parce que, sans le bon confort, vous ne serez jamais en mesure de profiter de votre voyage. Trouver les bons hôtels peut être une tâche fastidieuse car nous ne pouvons pas vraiment juger comment l'hôtel sera juste en faisant un peu de recherche à ce sujet. Nous ne pouvons être sûrs des normes et du confort de l'hôtel que s'il s'agit d'un hôtel cinq étoiles haut de gamme. Puisque les hôtels cinq étoiles peuvent être un peu trop coûteux, nous savons qu'ils vont certainement tomber hors de notre budget. Cela devient un problème total parce que nous ne pouvons pas nous permettre les très bons hôtels et nous devons nous débrouiller avec les hôtels qui ne sont pas aussi bien. Eh bien, vous n'avez pas vraiment besoin de vous inquiéter de votre séjour lorsque vous voyagez parce que nous avons une excellente solution à vos problèmes. Nous avons de merveilleuses surprises avec nous qui vous aideront à rester confortablement dans votre main sans payer une bombe. Vous ne dépenserez pas autant que vous auriez autrement si nous n'étions pas là pour vous fournir des solutions insensées. Restez confortablement à des offres inattendues Nous, chez Paylesser EAU, comprenons parfaitement que vous avez besoin de trouver un hôtel qui offre le confort que vous éprouvez quand vous êtes à la maison. Pour avoir ce confort entre vos mains, vous devrez généralement vider vos poches et tuer vos comptes bancaires parce que les hôtels qui rendraient cela possible seraient extrêmement coûteux et cela vous blesserait littéralement de payer pour de tels hôtels. Par conséquent, nous avons obtenu certains des meilleurs bons de réduction que le monde a vu. Vous pourrez bénéficier de réductions massives en utilisant les coupons que nous vous fournirons. Eh bien, vous n'avez pas à attendre plus longtemps pour que nous puissions révéler les codes de bons. Tout ce que vous avez à faire est d'utiliser les codes promo Agoda MENA pour bénéficier de toutes les réductions qui vous attendaient. Une fois que vous utilisez ces coupons incroyables , vous réaliserez ce dont nous avons parlé tout ce temps. Vous recevrez des remises massives et vous aurez à peine besoin de payer pour profiter d'un séjour plus que confortable dans les meilleurs hôtels.  Je vous laisse le lien vers le site spécialisé sur les plus beaux hotels du monde.

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08 mars 2018

Le paiement mobile, un usage du smartphone qui pourrait devenir indispensable

Le paiement mobile désigne toutes les transactions effectuées depuis un terminal mobile et débitées sur une carte bancaire, sur la facture téléphonique ou sur un porte-monnaie électronique, qui peut être alimenté en achetant des recharges. La notion de paiement mobile regroupe plusieurs catégories : le paiement à distance via les applications ou sur les sites de commerce électronique, le paiement de proximité, via une borne, et le transfert d'argent de mobile à mobile. En Afrique ou en Asie, où le taux de bancarisation est faible, le paiement mobile s’est fortement développé. En France, il doit plutôt se différencier des paiements sans contact par carte bancaire pour se démocratiser lors des achats du quotidien. L’intérêt du paiement mobile peut être de plusieurs ordres. Le niveau de sécurité est élevé puisque la saisie d’un code ou l’identification par empreinte digitale est prévue, alors que les cartes bancaires biométriques ne sont qu’en phase de test et puisque les données bancaires ne sont pas stockées dans le téléphone. Il permet également de bénéficier simplement des programmes de fidélité des commerçants partenaires, de centraliser les cartes de paiement, etc. Les différentes pratiques de paiement mobile tendent à se démocratiser en France selon l’édition 2017 de l’étude annuelle de Visa. En parallèle du système NFC intégré dans de nombreux smartphones et cartes bancaires, existe celui basé sur des QR codes. En France, les applications telles que Lydia ou LyfPay reposent sur cette technologie. Pour les paiements de proximité, sa généralisation suppose que les commerçants s’équipent des scanners idoines, ce qui freine son développement. Cette méthode de paiement auprès des commerçants est très populaire dans certains pays, comme la Chine, où les utilisateurs règlent de plus en plus leurs achats via les applications comme WeChatWallet ou Alipay. Quelle que soit la technologie choisie, l’émergence des différentes innovations en matière de paiement mobile disponibles sur les terminaux dépend en partie des politiques des fabricants de terminaux et éditeurs d‘OS. Les services de paiement mobile accessibles pourraient devenir un critère de choix du terminal mobile et renforcer les freins au changement d’équipement.

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17 janvier 2018

Les voyages forment la jeunesse (et tout le monde !)

Cela faisait un bout de temps que je rêvais de cette destination, et il y a peu, j'ai enfin eu l'occasion de la découvrir : j'ai effectué un voyage de groupe à Chicago. Ce voyage ne vous paraît pas particulièrement rare ? Ca n'a rien d'étonnant : à notre époque, c'est un voyage qui ne surprend plus guère. Mais c'est en réalité parce que notre période dans son ensemble est tout bonnement légendaire ! Considérez ceci : il y a un demi-siècle à peine, beaucoup de gens restaient toute leur vie dans leur bourgade sans jamais voir ce qu'il y avait au-delà de l'horizon. Un simple voyage à Paris représentait un rêve inaccessible pour pas mal de gens ! Depuis, les choses ont changé du tout au tout. Qui ne s'est jamais rendu à Paris ? C'est que le voyage est devenu plus accessible pour tous. Là où il aurait fallu plusieurs jours de voyage il y a deux siècles, nous n'avons plus aujourd'hui qu'à profiter du train. En fait, nous voyageons aux quatre coins du monde avec une telle fluidité que nous n'y faisons même plus gaffe ! La multiplication des transports met le monde entier à portée de main. Et cette mutation ne se limite pas aux transports, en vérité. Avec le web, notre façon même d'appréhender le savoir est devenue différente. C'est un nouvel humain qui prend forme avec lui : l'homo informaticus. Ceux qui ont imaginé l'encyclopédie universelle avant l'heure auraient eu du mal à croire en l'idée du web, qui réalise parfaitement leur fantasme ! Nous vivons une époque fantastique et nous ne nous en rendons même pas compte. Le développement technique impacte profondément nos vies et nous offre chaque jour de nouvelles libertés. Bien sûr, notre monde n'est pas parfait. Les voitures volantes manquent toujours à l'appel, par exemple. Mais plutôt que de nous plaindre à tout bout de champ de ce qui nous manque, il faudrait plutôt apprécier la chance que nous avons de vivre dans ce troisième millénaire, à une époque où l'on peut faire tellement de choses et vivre à un âge aussi avancé. Nombre de nos ennuis trouveraient une solution si l'être humain était capable de profiter de cette chance qui lui sourit... Soit dit en passant, si vous êtes d'humeur nomade, je vous mets en lien l'agence où j'ai déniché ce voyage à Chicago : j'y ai trouvé de nombreuses destinations très prometteuses... Pour plus d'informations, allez sur le site de de l'agence du voyage aux USA et trouvez toutes les infos.

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12 janvier 2018

Traiteur végétal

Depuis à peine plus d’un mois, Elsa Pierret reçoit et Justin Bacouillard mitonne dans une ancienne rôtisserie de la rue du Faubourg-Saint-Martin (Paris 10e) devenue une ambassade du légume gourmand. Lumineuse et sereine, la petite boutique à la cuisine apparente et aux vieux murs de brique repeints de blanc répond aux critères de la décoration bistronomique. On ne vient pourtant pas ici s’attabler dans un restaurant, mais acheter des plats à emporter chez un nouveau type de traiteur de quartier. « Nous voulions faire une cuisine du quotidien, accessible et gourmande, sans subir la pression d’un service de restaurant. » Elsa et Justin, traiteurs Entièrement consacré au végétal, le traiteur Elsa et Justin pourrait se contenter de surfer sur la vague bio, healthy et « responsable ». En contemplant la vitrine ou le vieil établi servant de présentoir au milieu de la boutique, le plus endurci des carnivores ne pourra pourtant s’empêcher de saliver devant des propositions saisonnières sans cesse renouvelées. En ce début décembre, choux-fleur rôtis entiers dans une croûte ocre d’épices, brioche feuilletée de céleri à la truffe, pyramides dorées de falafel au quinoa, éclatants potirons miniatures (jack be little) farcis de riz au lait de coco, crumble de blettes au parmesan, appétissantes lasagnes, purée de chou-rave et céleri, aussi luisante que celle de Robuchon, originales salades de céréales, crudités ou légumes confits redonnent le sourire à une fin d’automne pourtant peu propice à la variété végétale. « Nous ne sommes pas nous-mêmes végétariens, précise Justin Bacouillard, mais nous avons pris conscience que les légumes offrent un champ infini de créations et de sensations gourmandes. » Le parcours de ce cuisinier de 27 ans l’a inéluctablement conduit à cette révélation. D’abord serveur à la fin de son adolescence, il s’initie au classicisme gastronomique dans de belles maisons étoilées de sa Normandie natale (Au souper fin, à Frichemesnil, en Seine-Maritime, chez Gill, à Rouen), traverse la Manche pour travailler, près d’Oxford, au célèbre Manoir aux quat’saisons de Raymond Blanc. Des fournisseurs bio Après un CAP de cuisine, passé en candidat libre, ses postes auprès de disciples d’Alain Passard, étoiles montantes de la bistronomie, tels Sven Chartier, chez Saturne (Paris 2e), ou Marc Cordonnier, de Gare au gorille (Paris 17e), révolutionnent son approche des légumes. « C’est là que j’ai appris à les cuisiner sans les agresser, à respecter la diversité de leurs saveurs, à comprendre leur potentiel, souvent plus riche que celui des viandes et des poissons. » Après sa rencontre avec Elsa Pierret, formée au management hôtelier à l’école Ferrandi, Justin Bacouillard opte d’abord pour un service de chef à domicile. Repéré par le milieu de la mode, le couple organise repas et petites réceptions au rythme des fashion weeks (« jamais de poivron ni d’oignon avant un shooting ! »), avant de décider de trouver un lieu et un concept leur permettant plus de confort et de liberté culinaires.

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